actualité et messages
Cette rubrique
, qui est une compilation de ce qui nous parvient des petits et des grands, connus et moins connus ainsi que des médias, témoigne bien de la contribution de chacun au mouvement mondial pour une culture de la paix. Les informations publiées sont donc sous la responsabilité de chaque auteur.
 
08/10/2004  THE NORWEGIAN NOBEL COMMITTEE - The Nobel Peace Prize 2004 The Norwegian Nobel Committee has decided to award the Nobel Peace Prize for 2004 to Wangari Maathai for her contribution to sustainable development, democracy and peace. Peace on earth depends on our ability to secure our living environment. Maathai stands at the front of the fight to promote ecologically viable social, economic and cultural development in Kenya and in Africa. She has taken a holistic approach to sustainable development that embraces democracy, human rights and women's rights in particular. She thinks globally and acts locally. Maathai stood up courageously against the former oppressive regime in Kenya. Her unique forms of action have contributed to drawing attention to political oppression - nationally and internationally. She has served as inspiration for many in the fight for democratic rights and has especially encouraged women to better their situation. Maathai combines science, social commitment and active politics. More than simply protecting the existing environment, her strategy is to secure and strengthen the very basis for ecologically sustainable development. She founded the Green Belt Movement where, for nearly thirty years, she has mobilized poor women to plant 30 million trees. Her methods have been adopted by other countries as well. We are all witness to how deforestation and forest loss have led to desertification in Africa and threatened many other regions of the world - in Europe too. Protecting forests against desertification is a vital factor in the struggle to strengthen the living environment of our common Earth. Through education, family planning, nutrition and the fight against corruption, the Green Belt Movement has paved the way for development at grass-root level. We believe that Maathai is a strong voice speaking for the best forces in Africa to promote peace and good living conditions on that continent. Wangari Maathai will be the first woman from Africa to be honoured with the Nobel Peace Prize. She will also be the first African from the vast area between South Africa and Egypt to be awarded the prize. She represents an example and a source of inspiration for everyone in Africa fighting for sustainable development, democracy and peace. Oslo, 8 October 2004. More info http://nobelprize.org/peace/laureates/2004/press.html
 
Coordination CP - UNESCO  
 
24/03/2004  LE PRIX FELIX HOUPHOUET-BOIGNY POUR LA RECHERCHE DE LA PAIX 2003 EST ATTRIBUE A MGR ETCHEGARAY ET A MUSTAFA CERIC, GRAND MUFTI DE BOSNIE-HERZEGOVINE Le Grand Mufti de Bosnie-Herzégovine, Mustafa Ceric et le Cardinal catholique Roger Etchegaray, ancien président du Conseil pontifical Justice et Paix ont été désignés aujourd’hui lauréats 2003 du prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. Henry Kissinger, qui présidait le jury, a déclaré à ce titre : « Ces deux personnalités religieuses ont été choisies en reconnaissance de leur action en faveur du dialogue entre les religions, de la tolérance et de la paix ». Le jury a cherché cette année à montrer l’importance du dialogue interreligieux dans la recherche de la paix et de la compréhension entre les peuples. Ce prix – crée en 1989 et décerné tous les ans par l’UNESCO- se propose d’honorer des personnes, institutions ou organisations qui ont contribué de manière significative à la promotion, à la recherche, à la sauvegarde ou au maintien de la paix. Il porte le nom du premier Président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. La date de la remise des prix sera fixée ultérieurement.
 
Gestion UNESCO
 
10/02/2004  CULTURE OF PEACE EXHIBITION AT UN NEW YORK: ''Building a Culture of Peace for the Children of the World'' opens at the United Nations in NYC, 45th and First Avenue. The exhibition celebrates the limitless potential of the individual to build peace in today's world. It is open to the public from 5 to 27 February on weekdays between 9am and 4:30pm. A multi-media exhibition emphasizing the ways in which ordinary people can create peace will be installed in the public lobby of the United Nations (visitors entrance). Peace-builders from around the world will be featured, and there is a special interactive section for children, featuring peace essays and artwork. The exhibition brings together ideas and examples of people, organizations and movements dedicated to opening a path to lasting peace, while stimulating viewers to consider how they can contribute to creating peace. It concentrates on concepts such as self-mastery, dialogue and tolerance, community and culture. The exhibition is a joint venture of the United Nation's Office of the High Representative for the Least Developed Countries (OHRLLS), UNESCO, the Permanent Missions to the UN of the Commonwealth of the Bahamas, the Lao People's Democratic Republic, the Republic of Mozambique and Tuvalu, the Soka Gakkai International-USA and the International Committee of Artists for Peace (ICAP).
 
UNESCO New York
 
08/12/2003  MESSAGE DU DIRECTEUR GENERAL DE L’UNESCO A L’OCCASION DE LA JOURNEE DES DROITS DE L'HOMME (10 DECEMBRE 2003) - Dans un monde défiguré par la pauvreté, la discrimination, l'exclusion, la détérioration de l'environnement et d'autres maux, l'exercice effectif des droits de l'homme par tous est un objectif que partagent les populations de différents continents, religions et cultures. A cet égard, la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée il y a 55 ans, reste "un idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations". Le temps n'en a pas affaibli la validité, et elle demeure une source vitale de motivation pour tous ceux qui aspirent à un avenir meilleur pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Le sentiment de la nécessité d'édifier un monde qui respecte les droits de l'homme animait profondément Sergio Vieira de Mello, le regretté Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. Sa mort tragique à Bagdad en août 2003 a représenté une perte terrible pour tous ceux qui croient aux droits de l'homme et oeuvrent à les promouvoir. Avec lui, j'ai perdu un bon ami et un proche collègue qui avait consacré sa vie aux principes inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et aux efforts déployés pour en faire le lien de tous. La Journée des droits de l'homme n'est pas seulement synonyme de célébrations ou de festivités, c'est surtout l'occasion de dresser un bilan, de réfléchir à ce qui a été fait et à ce qu'il reste à réaliser. Beaucoup a été fait : de nombreuses normes ont été internationalement reconnues, des mécanismes de protection des droits de l'homme ont été créés aux niveaux international et national, et les gens sont en général beaucoup mieux informés de leurs droits et des moyens de les faire valoir et de les protéger. Cependant, il reste beaucoup à faire pour que tous les droits - civils, culturels, économiques, politiques et sociaux - soient à la portée de tous. La sensibilisation de l'opinion aux droits de l'homme est une des clés de l'exercice de ces droits. C'est pourquoi le droit à l'éducation est si important pour les droits de l'homme en général. C'est pourquoi aussi le savoir et l'information sont des conditions de l'exercice de l'autonomie. Seul celui qui sait qu'il a des droits peut s'efforcer de les faire respecter, qu'il s'agisse du droit à l'emploi, du droit à une nourriture adéquate, à un toit ou aux soins médicaux, du droit de participer activement à la vie politique ou de profiter du progrès scientifique et technologique. Seul celui qui connaît ses droits peut pleinement utiliser tous les moyens disponibles pour protéger ces droits et les droits d'autrui. L'UNESCO est fermement convaincue que tout enfant - garçon ou fille - doit pouvoir accéder à l'éducation. En effet, nous pensons qu'une éducation de base de qualité doit être, en bonne justice, accessible à chacun. L'exercice du droit à l'éducation, ainsi que des autres droits et libertés fondamentales, est au coeur même de la stratégie en matière de droits de l'homme que l'Organisation vient d'adopter. Ce que nous voulons, c'est que toutes les activités de l'UNESCO dans les domaines de l'éducation, des sciences, de la culture, de la communication et de l'information soient conçues en vue d'améliorer la vie quotidienne. Les recherches sur les obstacles qui empêchent d'exercer les droits de l'homme et sur les moyens de supprimer ces entraves devraient faire partie du mouvement universel de promotion des droits de l'homme. Dans ce mouvement, chaque gouvernement, chaque organisation et chaque être humain ont un rôle à jouer. C'est seulement si nous oeuvrons ensemble que nous pourrons protéger nos droits et ceux des populations qui en ont le plus besoin. Notre monde peut devenir pour chacun un lieu plus sûr et plus agréable à vivre si c'est une réelle culture des droits de l'homme qui prévaut. Cela signifie que toutes les activités, toutes les initiatives et décisions des gouvernements comme des peuples devraient se mesurer à l'aune de certains critères fondamentaux. Dans quelle mesure, par exemple, ces décisions ou actions correspondent-elles aux idéaux des droits de l'homme ? Dans quelle mesure contribuent-elles à l'exercice par tous les hommes de leurs droits ? Dans quelle mesure enfin protègent-elles les êtres humains des conséquences néfastes d'une utilisation inappropriée ou peu scrupuleuse de la science, de la technologie ou du pouvoir ? Ce qui est notre objectif partagé, c'est un monde où "... les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère ..." ainsi qu'il est stipulé dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. Travaillons ensemble à le réaliser.
 
Office of the Spokeswoman - La Porte Parole
 
12/11/2003  Message du Directeur général à l’occasion de la Journée internationale de la tolérance, le 16 novembre 2003 Le 16 novembre 1995, date du cinquantième anniversaire de l’Organisation, les Etats membres de l’UNESCO adoptaient une Déclaration de principes sur la tolérance dans laquelle ils affirmaient notamment que la tolérance, ni concession ni complaisance, était au fondement du respect et de l’appréciation de la richesse et de la diversité de nos cultures, de nos modes d’expression et de nos manières d’exprimer notre qualité d’êtres humains. L’UNESCO prenait ainsi date avec l’ensemble de la communauté internationale en marquant sa reconnaissance, à travers le principe de tolérance, des droits universels de la personne humaine et des libertés fondamentales d’autrui. Cette journée internationale de réflexion collective prend aujourd’hui à nouveau son importance car les paradoxes de la tolérance, on le sait, sont immenses : comment expliquer, par exemple, qu’il peut-être moralement juste de permettre des choses pourtant considérées comme moralement mauvaises ? Comment accepter, sans tomber dans un profond scepticisme, que toute valeur et vérité sont relatives et que la tentation de l’universalité n’est qu’illusoire ? Faudrait-il donc, au nom de la tolérance que prônent les sociétés démocratiques, renoncer à la recherche du vrai et accepter de tout tolérer, y compris l’intolérable ? Ces questions sont réelles. Elles sont au cœur de notre modernité inquiète de ses valeurs et certitudes et continuent de mettre en lumière l’une des questions les plus urgentes de notre temps, celle du rapport entre tolérance et pluralisme. Car si le pluralisme ne garantit pas la tolérance, en revanche, le rejet du pluralisme est certainement l’un des facteurs les plus importants de la montée de l’intolérance. Nous avons appris de la sociologie contemporaine que les valeurs qui nous animent ne sont pas simplement plurielles mais également compétitives et conflictuelles, sans étalon normatif possible du bien et du juste. Mais nous avons également appris que la tolérance et le pluralisme renforcent la démocratie, facilitant par là même le plein exercice de tous les droits de l’homme et constituant ainsi un fondement solide pour la société civile, l’harmonie sociale et la paix. Contre l’intolérable de l’intolérance, il nous faut être certains des valeurs fondamentales que nous prônons et que nous devons défendre. C’est sur la base de ce « consensus raisonnable », faisant droit aux sociétés ouvertes, à leurs valeurs fondamentales de démocratie et de respect des droits de l’homme, que nous pouvons sans doute échapper à un relativisme des plus ravageurs. En effet, aucune société n’échappe aux dangers inhérents à l’absence de tolérance et à la violence que celle-ci peut engendrer. Les forces du nationalisme agressif, l’absence de tolérance religieuse et l’extrémisme ethnique continuent à présenter de nouveaux défis. La tolérance n’est donc pas indifférence. La tolérance doit aussi être active, combattive, critique envers elle-même. Nous ne pouvons ainsi perdre de vue le processus d’acquisition du droit de la tolérance et le devoir qu’il y a à le défendre. Ce qui signifie, en particulier, de prendre des mesures pour faire échec à toutes les manifestations de haine et d’intolérance ou aux actes de violence, promouvoir et renforcer la coexistence et les relations harmonieuses entre groupes ethniques, religieux, linguistiques et autres, faire en sorte que les valeurs du pluralisme, du respect de la diversité et de la non-discrimination soient promues efficacement. Je crois très fondamentalement que cet engagement est inséparable d’une action en faveur du dialogue des cultures. C’est en effet dans un tel cadre que peut se développer pleinement la capacité des cultures à s’entendre sur un ensemble de valeurs communes. Promouvoir ce dialogue est un acte de confiance en la disponibilité des hommes, par la réflexion et le dialogue, à élaborer des normes éthiques universellement valables. Nous devons honorer et faire vivre cette confiance, qui est au cœur du mandat de l’UNESCO depuis sa fondation. Notre siècle naissant a besoin de donner du sens, de créer une perception partagée des choses et des événements, afin de résoudre les tensions qui le traversent. Ma conviction est que nous pouvons y parvenir en nouant un dialogue ouvert et permanent. Puisse cette journée internationale conduire chacun d’entre nous à entrouvrir les voies de ce dialogue dont l’enjeu n’est rien moins que l’avenir de notre humanité.
 
Office of the Spokeswoman / La Porte Parole
 
06/11/2003  La tâche la plus importante à notre époque est de créer un monde où tous les citoyens puissent vivre dans la dignité et dans la paix dans un environnement accueillant sur lequel ils ont appris à veiller. Cela requiert volonté politique, soutien de l'opinion et science. En célébrant en 2003 la Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement, nous mettons en lumière le rôle de la science, appelant l'attention sur les aspects positifs et les conséquences bénéfiques de la recherche et du savoir scientifique. Toutefois, si nous continuons de nous émerveiller des nouvelles découvertes scientifiques et de jouir des avantages de progrès technologiques novateurs fondés sur des avancées scientifiques, la science suscite un malaise croissant, et de plus en plus d'esprits s'inquiètent de ses conséquences néfastes. Dans certains milieux, ces craintes ont tourné à la méfiance et au refus, réactions d'autant plus préoccupantes qu'elles sapent en son fondement le soutien du public à la science. Ce soutien, inséparable de la confiance de l'opinion dans la science et les scientifiques, ne va plus de soi. Aujourd'hui, donc, il faut reprendre à nouveaux frais la cause de la science dans des termes qui puissent convaincre une opinion de moins en moins encline à magnifier la pureté d'intention des scientifiques ou la supériorité de leur sagesse. La cause de la science ne peut pas non plus s'appuyer sur des réalisations du passé ou des promesses d'avantages futurs prises pour argent comptant. La science devra de plus en plus se justifier à chaque fois, sachant que ses preuves et ses arguments peuvent être soumis à la critique minutieuse d'une opinion devenue plus sceptique. Les scientifiques doivent se féliciter de cette évolution, en particulier lorsqu'elle va de pair avec un bon fonctionnement des processus démocratiques. En même temps, ils devraient s'employer vigoureusement à enseigner aux décideurs, à ceux qui font l'opinion et à l'ensemble du public ce qu'est la science : ses fins, ses principes, ses méthodes, son esprit de critique et d'interrogation et ses nombreuses réalisations. De ce point de vue, l'éducation scientifique devrait être non seulement une éducation en science mais aussi une éducation pour et sur la science, qui prenne activement en considération les problèmes préoccupants et difficiles auxquels nous nous heurtons. Les scientifiques doivent mieux communiquer, mais il ne s'agit pas seulement pour eux d'envoyer des messages scientifiques clairs, précis et pertinents. Il s'agit aussi de se montrer attentif à l'interaction entre la science et la société en même temps que de reconnaître les échecs et dangers d'activités scientifiques ; en effet, il y a bien longtemps que l'équation entre "développement scientifique" et "progrès humains" n'est plus automatique. L'éducation et la formation des scientifiques - qu'il faut considérer comme étant, par nature, affaire de toute une vie - doivent donc prendre en compte les dimensions éthiques, sociales et politiques de l'activité scientifique. Si l'on admet que la science est pour quelque chose dans certains des problèmes et crises qui menacent notre monde, cela ne signifie pas que les solutions viables puissent faire l'économie de la science. Les solutions réalistes doivent se concevoir avec la science, pas contre elle. Nous avons besoin de la contribution de la science, par exemple, pour étudier dans quelle mesure l'activité humaine est responsable du changement climatique, de la dégradation de l'environnement et d'autres phénomènes préoccupants. Et ce sont les scientifiques et les ingénieurs qui nous aideront à faire face aux problèmes complexes de demain. Il faut mobiliser la science à l'échelle planétaire pour résoudre les problèmes énormes que posent la santé publique, la productivité agricole, la dégradation de l'environnement et la pauvreté. Il faudra pour cela aborder les disparités très réelles entre pays développés et pays en développement s'agissant de la production de savoir scientifique et d'utilisation de ce savoir à des fins sociales et économiques bénéfiques. Pour combler ce déficit de connaissances, il faudra notamment trouver des solutions à l'exode incessant des compétences scientifiques en direction des pays riches du Nord. MESSAGE DU DIRECTEUR GENERAL DE L'UNESCO A L'OCCASION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LA SCIENCE AU SERVICE DE LA PAIX ET DU DEVELOPPEMENT (10 NOVEMBRE 2003) - Pour remédier au déficit des connaissances scientifiques, il faut aussi que s'établissent des partenariats Nord-Sud et Sud-Sud entre scientifiques, institutions et gouvernements. La science est affaire de partage. Le rythme du progrès scientifique et l'interdépendance des problèmes planétaires exigent que l'on travaille en équipe et en réseau. Par conséquent, le partenariat et la collaboration nationale et internationale entre établissements scientifiques, universités, ONG et autres secteurs et disciplines sont essentiels. La Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement est l'occasion pour l'UNESCO de réaffirmer que la recherche scientifique sert à promouvoir le développement économique, social et culturel des nations et des peuples et à améliorer les perspectives de paix et d'avenir viable. Prenons tous l'engagement d'oeuvrer ensemble à renforcer la solidarité dans la mise en commun du savoir scientifique. Sans science planétaire, il ne peut y avoir de développement durable ; sans développement durable, il ne peut y avoir de paix mondiale. pour plus d'informations .
 
Office of the Spokeswoman/ La Porte Parole
 
21/10/2003  "PREVENTING AND RESPONDING TO VIOLENCE AT WORK" Kimberly Ann Rogers and Duncan Chappel La violence au travail est un des risques professionnels les plus sérieux. Ce guide pratique offre des informations valables afin de concevoir et mettre en application systématiquement des programmes et des politiques de prévention sur la violence au travail. Cette nouvelle publication de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur la violence au travail traite de la prévention de la violence d'une part et d'autre part, elle indique différentes manières à répondre à la violence au travail. Les programmes de réponse incluent particulièrement : *l'évaluation et la description de risques, *la conception et l’exécution des mesures de prévention et de réaction, *le contrôle de l'efficacité des mesures de prévention et de réaction et *le réexamen du procédé de gestion de risques. Chaque employé mérite de travailler dans un environnement sûr et assuré. La violence ne devrait pas être acceptée comme partie d’un emploi quelconque. Ce livre présente d’une part, une gestion concrète pour combattre la violence au lieu de travail et d’autre part le livre fournit une compréhension plus large des facteurs et des conditions qui contribuent à la violence. pour plus d'informations Si vous voulez commander cette publication, SVP envoyez un mail à travail@ilo.org
 
International Labour Organisation - http://www.ilo.org/publ
 
10/09/2003  Sous le titre “Une décennie pour apprendre la paix” un numéro spécial de la revue trimestrielle du Mouvement international de la Réconciliation “Cahiers de la Réconciliation” est consacré à la Décennie de la promotion d’une culture de paix et de non-violence au profit des enfants du monde (2001-2010). Ce numéro double, conçu comme un outil de réflexion et d’animation autour des Décennies mises en oeuvre par les Nations-Unies et le Conseil oecuménique des Églises, contient: - les messages de Kofi Annan, secrétaire général de l’O.N.U., Koïchiro Matsuura, directeur général de l’U.N.E.S.C.O., et Konrad Raiser, secrétaire général du C.O.E. - des articles présentant la non-violence (J.-M. Muller), les racines bibliques de la non-violence (pasteur F. Dietz) et les acteurs de la Décennie aux niveaux français et international (C. Renoux) - des libres paroles de personnalités scientifiques et religieuses (le professeur A. Jacquard, le recteur D. Boubakeur, le pasteur J.-A. de Clermont, Mgr Martino...) présentant leur point de vue sur la culture de paix - des analyses thématiques sur la violence au travail, dans la famille, dans le sport, à la télévision... - des récits d’expériences de groupes engagés dans la promotion de la culture de paix et de non-violence - des grilles d’animation pour devenir acteur de paix et de non-violence - une bibliographie. Ce numéro peut être commandé au prix de 12 euros l¹exemplaire, 50 euros les cinq, 80 euros les dix. Contact et commande: secrétariat du M.I.R., 68 rue de Babylone, 75007 Paris. Tél: 01 47 53 84 05. Fax: 01 45 51 40 31. Courier électronique: mirfr@club-internet.fr Cahiers de la Réconciliation, n° 4-2002/1-2003, « Une décennie pour apprendre la paix », 96 p.
 
Mouvement International de la Réconciliation
 
06/08/2003  Le 6 août de chaque année la ville de Hiroshima organise la Cérémonie du Mémorial de la Paix pour commémorer le souvenir des victimes des bombardements atomiques que Nagasaki et Hiroshima ont subi durant la Deuxième Guerre Mondiale. Cette cérémonie a également pour objet d’appeler à la paix et à l’élimination des armes nucléaires. A cette occasion, le maire d'Hiroshima fait une Déclaration de Paix dans laquelle il réitère son engagement à promouvoir la paix et à œuvrer pour l’elimination des armes nucléaires. A 8:15, c’est à dire l’heure exacte ou la bombe atomique a été larguée, la Cloche de la Paix sonne, les sirènes retentissent dans la ville entière et les habitants quel que soit l’endroit ou ils se trouvent observent une minute de silence en hommage aux victimes des bombardements et prient pour que la paix s’installe dans le monde pour toujours. Le texte complet de la Déclaration du 6 aout 2003 est disponible à l’adresse suivante pour plus d'informations détails sont également disponibles à http://www.city.hiroshima.jp/shimin/heiwa/declaration.html
 
The City of Hiroshima
 
12/06/2003  Neerlands Expertisecentrum Alternatieven voor Geweld (NEAG), une organisation non gouvernementale consacrée à la gestion et à la transformation des conflits, a organisé une conférence sur le « Rôle des femmes dans les domaines de l’établissement de la paix et de la réconciliation », à La Haye le 12 juin 2003, à l’issue de laquelle 130 individus d’origines diverses se sont prononcés pour la « Déclaration de La Haye sur les femmes et l’établissement de la paix ». En mettant en avant « la nécessité urgente de reconnaître les contributions créatives et effectives des femmes pour établir la paix », la déclaration recommande aux nations en état de conflit de garantir aux femmes l’accès à l’éducation formelle, aux services sanitaires et à l’indépendance économique, d’intégrer les perspectives de genre dans les transformations sociales, de permettre aux femmes de participer à chaque étape de la négociation de la paix, à l’élaboration de politiques et à la cicatrisation psychologique, et de libérer les femmes des contraintes culturelles. Les femmes sont également encouragées à renforcer leurs efforts pour l’établissement de la paix. Les organisations internationales sont invitées à consacrer plus de budgets aux questions liées au genre et d’aborder les causes fondamentales des conflits armés tels que les politiques socioéconomiques injustes. pour plus d'informations .
 
NEAG contact: Anke Kooke - info@neag.nl
 
22/05/2003  DIRECTOR-GENERAL AWARD THE UNESCO MAHATMA GANDHI MEDAL TO DR THOMAS G. STICHT The Director-General today awarded UNESCO’s Mahatma Gandhi Medal to Dr Thomas G. Sticht of the United States of America, in recognition of twenty-five years of service on the international jury that selects the literacy prizes awarded annually by UNESCO. Dr Sticht, who is currently serving as President of the International Jury for the Award of the Literacy Prizes, was praised by the Director-General for his "wise counsel, deep knowledge, extensive experience and an abiding commitment to the importance of adult literacy." Dr Sticht noted that adult education is often the foundation for the education of children; adult literacy improves children’s health, schools, work productivity and overall investment in the community. Dr Sticht began his work on adult literacy in 1966 when he developed methods for helping blind students read thorough listening. The four prizes on which the Jury deliberates are the International Reading Association Literacy Award, the Noma Literacy Prize, and the two King Sejong Literacy Prizes. The Representative of the Jury, Her Excellency Mrs Ghada al-Jaabi, Minister of Labour and Social Affairs of the Syrian Arab Republic, thanked UNESCO for its work in the field of adult literacy and its special emphasis on women’s and girls’ education.
 
Office of the Spokeswoman - La Porte Parole - Contact: m.de-pierrebourg@unesco.org
 
10/05/2003  CULTIVONS LA PAIX PAR LE PATRIMOINE LOCAL - par Roger Billé Selon la définition des Nations Unies la culture de la paix consiste en ’’un ensemble de valeurs, attitudes et comportement qui rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs racines par le dialogue et la négociation entre les individus, les groupes, et les Etats.’’ L’année 2000, ‘’Année internationale de l’ONU pour la Culture de la Paix’’ à été un très grand succès. Le ‘’Manifeste 2000’’ ensemble de brefs textes de 5 prix Nobel de la Paix, qui a servi de support politique à l’année Internationale, a connu un succès considérable. A ce jour, 75 millions de signatures individuelles ont été recueillis, ce qui est tout à fait unique dans l’historique des ‘’Années Internationales’’ de l’Onu, qui n’ont pas toujours été un succès, mais qui ont au moins l’avantage de focaliser un problème et de faire en sorte que l’on en parle un peu de par le vaste monde. L’année 2000 pour la Culture de la paix, est un concept né à l’Unesco. Avec le soutien populaire exceptionnel qu’à donc connu cette initiative, cela a conforté l’organisation internationale qui, par la même occasion, a réalisé là une opération magistrale de communication. L’assemblée Générale de l’ONU à proclamé la décennie 2001/2010 « Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du Monde ». L’invitation à continuer était donc nette. Les Ong se sont donc interrogé ’’que faire qui soit original ?’’ L’idée nous est venue d’Italie –de Toscane- ou dans le Haut Moyen âge, au XIIIème siècle une Nonne – canonisée depuis sous le nom de Sainte Catherine de Sienne – envoyait des messages aux puissants du monde d’alors pour les exhorter à prendre en considération le désir profond de Paix des populations les plus humbles. Le souvenir de cette sainte est resté excessivement vivace dans cette province italienne, ou elle est l’objet d’un véritable Culte. Nos amis de la Fédération Italienne des Clubs Unesco ont donc eu l’idée géniale d’unir ce souvenir pluriséculaire à la moderne Culture de la Paix ; 2002 étant l’année internationale du Patrimoine, le groupe de travail Culture de la Paix des ONG à donc lancé une campagne mondiale, avec l’idée de la décentraliser dans de nombreux pays et dans de nombreuses provinces, sur le thème ‘’Le Patrimoine pour une culture de la Paix’’. Avec l’aide efficace de l’Unesco, nous avons édité des brochures, en trois langues Anglais, Français, Espagnol que nous avons adressé aux 344 ONG Internationales qui ont statut officiel avec l’Organisation. A ce jour une quarantaine d’OING* a montré un intérêt pour cette campagne. Concernant le Patrimoine, (avec cette précision de patrimoine matériel - que chacun voit et connaît – mais également la notion, nouvelle, de patrimoine immatériel tel que la musique, la danse, la littérature etc.) chacun comprendra qu’il n’est pas besoin d’utiliser Versailles ou St Pierre de Rome ou la Tour de Londres comme support d’une campagne mais de focaliser telle petite chapelle de village ou telle maison ou castelet ou a vécu un ou une autochtone qui a laissé un nom ! Ce patrimoine décentralisé qui intéressera les habitants du cru et la presse locale.

Roger Billé membre du secrétariat de l’IDRP représentant permanent du Conseil Mondial de la Paix auprès de l’Unesco il est l ’animateur du groupe de travail des OING pour la Culture de la paix et la Décennie.


 
Article publié dans ''La Lettre de l'Institut''
 
04/04/2003  FACE A LA SITUATION EN IRAQ, LE DIRECTEUR GENERAL INVITE LES MEMBRES DU CONSEIL EXECUTIF A SE MOBILISER POUR PREPARER L'UNESCO A ASSUMER LES RESPONSABILITES QUI SERONT LES SIENNES LE MOMENT VENU Intervenant à l'ouverture du Conseil exécutif de l'Organisation réuni, du 4 au 16 avril, sous la présidence de Mme Aziza Bennani, Ambassadeur, Déléguée permanente du Maroc auprès de l'UNESCO, le Directeur général Koïchiro Matsuura, a tout d'abord tenu à exprimer une nouvelle fois sa « compassion » devant « la terrible souffrance des populations civiles iraquiennes ». « Comment, a-t-il ajouté, ne pas éprouver l'horreur de ces fracas et ne pas partager la douleur des familles de si nombreux morts et blessés, civils et militaires ? Toute perte en vie humaine est un drame ». Soucieux de préserver la cohésion de l'Organisation, le Directeur général a exhorté les Etats Membres à « surmonter [leurs] divergences » et à « mobiliser [leurs] énergies pour préparer l'UNESCO à assumer les responsabilités qui seront les siennes le moment venu ». Il a insisté sur le fait que par « la spécificité même de son mandat, qui est de préparer les fondements de la paix, l'UNESCO a un rôle unique à jouer, qu'elle ne peut exercer que dans la cohésion et la patience ». « Je sais, a-t-il déclaré, les interrogations et les doutes qui ont été exprimés quant à la capacité d'action des Nations Unies. Mais je sais aussi, comme Kofi Annan, que le peuple Iraquien, et tous les peuples du monde, comptent sur les Nations Unies, lesquelles pourraient sortir renforcées de cette épreuve ». Koïchiro Matsuura, a souhaité que l'Organisation puisse « mettre à profit cette période au cours de laquelle [son] mandat ne trouve pas à s'exprimer concrètement sur le terrain, pour [se] préparer à faire face », dans un avenir qu'il « espère le plus proche possible », à ses responsabilités. Le Directeur général a présenté le dispositif qu' il a mis en place au sein du Secrétariat en vue d'assurer la participation de l'Organisation, en étroite coordination avec les différentes agences du système des Nations Unies, aux actions d'urgence humanitaire à venir. Ainsi, en ce qui concerne l'éducation, toutes les dispositions sont prises pour assurer la continuité du système éducatif iraquien notamment à travers le Programme Pétrole contre nourriture, dans lequel l'UNESCO est étroitement impliquée. Dans le domaine de la culture, le Directeur général a rappelé les initiatives prises, dès avant le début des hostilités en Iraq, pour sensibiliser les différentes parties concernées aux risques pesant sur le patrimoine culturel iraquien. Il a par ailleurs annoncé qu'il convoquera très prochainement « une réunion des meilleurs spécialistes mondiaux en matière de patrimoine culturel iraquien, afin d'établir un état des lieux et d'élaborer un plan de sauvegarde d'urgence » avant d'envoyer « une mission d'experts en Iraq, dès que la situation le permettra, pour compléter sur place cette évaluation, et dresser un inventaire des besoins les plus pressants ». Le dispositif mis en place prévoit également des actions touchant à d'autres domaines de compétence de l'Organisation comme la communication ou encore l'environnement. Le texte intégral des interventions du Directeur général et de la Présidente du Conseil exécutif sont disponibles sur le site internet de l'Organisation aux adresses suivantes : pour plus d'informations et http://www.unesco.org/exboard/index.shtml
 
Office of the Spokeswoman - La Porte Parolel - Contact: m.de-pierrebourg@unesco.org
 
29/03/2003  LE DIRECTEUR GENERAL DE L'UNESCO S'EST DECLARE « SOULAGE » PAR L'ANNONCE FAITE HIER DE LA REPRISE DU PROGRAMME PETROLE CONTRE NOURRITURE - Faisant part « de sa profonde sympathie avec le peuple iraquien, dont les souffrances sont accrues par le manque d'approvisionnement en nourriture et en eau potable », Koïchiro Matsuura a réaffirmé la volonté de l'UNESCO de « reprendre le plus rapidement possible, aux côtés des huit autres Agences du Système des Nations Unies concernées, une part active dans la mise en oeuvre du Programme Pétrole contre nourriture ». « L'annonce de la reprise du Programme Pétrole contre nourriture, est un soulagement pour tous ceux qui sont déterminés à alléger les souffrances du peuple iraquien. L'approvisionnement en eau potable, en nourriture et en médicaments est une priorité absolue, mais nous devons également nous tenir prêts à assurer la continuité du processus éducatif auprès des enfants iraquiens » a-t-il ajouté.
 
Contact: m.de-pierrebourg@unesco.org
 
26/03/2003  IRAQ: THE DIRECTOR-GENERAL OF UNESCO URGES BELLIGERENTS TO ENSURE THE SAFETY OF JOURNALISTS - The Director-General of UNESCO, Koïchiro Matsuura, urges all the parties involved in the war in Iraq to respect the rights of journalists under international law, to refrain from targeting the media and to ensure the free flow of information. The Director-General states “I call upon all belligerents to respect Article 79 of the Protocol Additional to the Geneva Convention which states that ‘Journalists engaged in dangerous professional missions in areas of armed conflict shall be considered as civilians’, as well to recognize the need for the free flow of information”. The Director-General also deplores the death of Australian photographer Paul Moran and British war correspondent Terry Lloyd. Two other journalists are missing and two have been wounded, according to different sources. “In a war that also includes a fierce media battle, the task of seeking independent information is especially vital if world public opinion is to avoid being the target of manipulation and propaganda”, he said. Statement attributable to the Spokeswoman for the Director-General
 
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26/03/2003  KOÏCHIRO MATSUURA : « IL EST DE NOTRE DEVOIR D’AIDER LE PEUPLE IRAKIEN A PROTEGER SA MEMOIRE ET A CONSTRUIRE SON AVENIR » - A la suite d’informations concordantes qui lui sont parvenues faisant état de dommages occasionnés, depuis le début du conflit, à plusieurs édifices culturels irakiens, notamment à Bagdad , Mossoul et Tikrit, le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, rappelant que l’Irak « berceau de civilisations millénaires, recèle de nombreux trésors et sites qui constituent un héritage précieux pour l’humanité tout entière », a de nouveau insisté sur la nécessité de faire tout ce qui est possible pour préserver le patrimoine culturel irakien. Rappelant qu’il est du « devoir de l’UNESCO d’aider le peuple irakien à protéger sa mémoire et à construire son avenir », il s’est déclaré confiant en la volonté des autorités des Etats-Unis de « prendre toutes les mesures possibles pour protéger et préserver l’exceptionnelle richesse du patrimoine culturel irakien pour le bénéfice des générations futures ». Depuis plusieurs semaines, dès avant le début du conflit, de nombreuses actions de sensibilisation ont été conduites par l’UNESCO auprès des différentes parties concernées afin de rappeler les termes de la Convention de La Haye de 1954 et de ses deux protocoles additionnels, relatifs à la protection des biens culturel en cas de conflit armé. Le Directeur général a ainsi alerté le Secrétaire général des Nations Unies et le Département d’Etat américain, en fournissant une carte détaillée de l’implantation des sites archéologiques et des musées irakiens. Par ailleurs l’UNESCO avait invité INTERPOL, l’Organisation mondiale des douanes et la Confédération internationale des négociants en œuvres d’art à faire respecter la Convention de 1970 portant sur le transfert illicite de propriété des biens culturels.
 
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21/03/2003  MESSAGE DU DIRECTEUR GENERAL DE L'UNESCO A L'OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE POUR L'ELIMINATION DE LA DISCRIMINATION RACIALE - 21 mars 2003 Le 21 mars, Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, est l'une des plus anciennes journées internationales célébrées par les Nations Unies. Elle fut instituée en 1966 suite à un événement tragique ayant profondément choqué les consciences : le massacre par le régime raciste d'Afrique du Sud de jeunes écoliers qui manifestaient contre les lois de l'apartheid, système abject institutionnalisant le racisme et la discrimination au mépris de toutes les avancées morales et éthiques de l'humanité. Malgré le démantèlement de l'apartheid en Afrique du Sud et l'abandon des politiques ségrégationnistes dans d'autres pays, le racisme et les discriminations n'ont hélas pas disparu. Des millions d'hommes et de femmes continuent encore aujourd'hui à souffrir, voire à perdre leur vie, du fait de la couleur de leur peau, de leur origine ethnique, de leur religion ou de leur statut social. A cela s'ajoutent de nouvelles formes de discrimination, liées au progrès des sciences et au phénomène de la mondialisation, qui menacent des acquis que nous croyions irréversibles. C'est pour répondre à ces menaces que la communauté internationale a jugé nécessaire de convoquer en 2001, à Durban (Afrique du Sud), la Conférence mondiale sur le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée. Troisième conférence de cette importance après celles de 1978 et de 1983, elle marque également la troisième décennie des Nations Unies consacrée au problème du racisme et de la discrimination, qui s'achèvera en 2004. La Conférence de Durban a permis d'examiner des questions cruciales non seulement pour la protection des droits fondamentaux de l'homme mais aussi pour la compréhension, la coexistence et l'entente entre les individus et les peuples. Le racisme y a pour la premier fois été reconnu comme un fléau qui affecte toutes les sociétés, sans exception, et comme un facteur de conflit aux conséquences dramatiques et souvent incontrôlables. La Déclaration et le Programme d'action de Durban, adoptés par consensus, offrent aux Etats, aux organisations internationales et aux acteurs de la société civile, de nouvelles perspectives pour renouveler leur engagement dans la lutte contre le racisme et les autres formes de discrimination. Le long combat que mène l'UNESCO contre ces fléaux a été unanimement salué à cette occasion. Pour répondre aux recommandations spécifiques qui nous ont été adressées, nous avons décidé de d'élaborer une nouvelle stratégie en vue de renforcer l'action de l'UNESCO dans ce domaine. Pour maintenir la dynamique insufflée par le processus de Durban et faire connaître ses acquis, nous comptons désormais marquer de manière exceptionnelle cette journée du 21 mars 2003. Cette année, plusieurs événements importants (ateliers avec les jeunes, projection de films, rencontres avec des acteurs engagés contre le racisme, débats et spectacles) sont prévus au Siège de l'UNESCO durant toute la journée. J'invite tous ceux qui peuvent venir à se joindre à cette célébration pour échanger leurs expériences et exprimer leur soutien à toutes les victimes du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance. C'est ensemble et par une lutte sans relâche sur tous les fronts que nous pouvons combattre ces germes qui prennent naissance dans l'esprit des hommes, et qui s'épanouissent sur le terreau de la précarité économique, de l'exclusion sociale et du désespoir psychologique. Koïchiro Mastuura
 
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20/03/2003  DECLARATION DE M. KOÏCHIRO MATSUURA, Directeur général de l’UNESCO - « En tant que Directeur général d’une institution vouée à construire par l’éducation, la science, la culture et la communication les défenses de la paix dans l’esprit des hommes, je ne peux qu’exprimer, à l’heure où le conflit armé s’ouvre en Iraq, mon émotion, mon infinie tristesse et mon souhait le plus profond que les pertes en vies humaines, les souffrances et les destructions soient réduites au minimum. Je suis déterminé à assurer la pleine participation de l’UNESCO aux opérations d’assistance humanitaire et de reconstruction qui devraient être menées par le système des Nations Unies. Il est de notre devoir de tout faire pour alléger les souffrances du peuple iraquien, l’aider à protéger sa mémoire et à construire son avenir. L’action de l’UNESCO s’inscrit d’ores et déjà dans le mécanisme de coordination établi par les Nations Unies pour répondre aux urgences humanitaires. Mais l’essentiel de notre contribution portera, après le conflit, sur l’effort de réhabilitation et de reconstruction dans tous les domaines de notre compétence. C’est là que notre expérience et notre expertise - notamment celle qui a été acquise dans le cadre du programme « Pétrole contre nourriture », et qui a assuré la continuité de la présence de l’UNESCO en Iraq jusqu’à ces jours derniers – pourront donner leur pleine mesure. En dépit et au-delà des tensions internationales actuelles, l’UNESCO se doit de poursuivre sa mission fondatrice. Cette « solidarité intellectuelle et morale de l’humanité » dont parle notre Acte constitutif est aujourd’hui, peut-être plus encore qu’hier, la vraie garantie de l’unité de la communauté internationale. A ceux qui voient dans le conflit actuel une manifestation d’un choc des civilisations et des religions, opposons notre détermination à faire vivre le dialogue interculturel et les valeurs de tolérance et de respect mutuel. »
 
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18/03/2003  HAGUE APPEAL FOR PEACE HONORS WORLD PUBLIC OPINION, COMMENDS SECURITY COUNCIL AND SECRETARY GENERAL KOFI ANNAN AND WARNS AGAINST WAR WITHOUT END - The Hague Appeal for Peace, which has always called for the force of law, not the law of force, as the instrument of international relations, notes with distress that a few nations are prepared to violate international law, ignore the voice of the world's second super power, public opinion, and risk a lawless and violent future. * We believe the best way to support the young men and women in military service is to bring them home alive and well. * We believe the use of the billions of dollars that will be required for carrying out the destruction of Iraq and the $20 Billion per year projected for post war expenditures, would be better allocated to cleaning up the swamp of poverty, disease and illiteracy that gives rise to despotic rule and terrorism. * We believe the United Nations is the world's only forum for debating and managing peace and security. We will defend the fundamental values of international law, of the Charter of the United Nations, of democracy and human rights. *We commend those who have resisted blind reliance on the law of force including most members of the Security Council and Secretary General Kofi Annan. We are as critical of the despotic regime of Saddam Hussein as anyone, but we have learned much over the years about safer ways of handling tyranny and saber rattling. The quantity and nature of weapons in today's world is of such lethal consequence that to risk war is to risk massive numbers of dead, wounded and people made ill, hungry and homeless and angry. * The new doctrine of preventive war will do more to prevent the achievement of democracy and justice in the world than to prevent terrorism. * We call on all nations to abide by treaties and agreements long ago reached that require the elimination of all weapons of mass destruction. We grieve with the victims of this atrocity
 
HAGUE APPEAL FOR PEACE
 
18/03/2003  DECLARATION DE LA FEDERATION MONDIALE DES ASSOCIATIONS, CENTRES ET CLUBS UNESCO POUR LA PAIX (FMACU) - Nous, représentants élus de la Fédération Mondiale des Associations, Centres et Clubs UNESCO, ONG en relations formelles d’association avec l’UNESCO, réunis en session extraordinaire du Conseil exécutif de la FMACU, en la Maison de l’UNESCO, signataires du “ Manifeste 2000 ” pour la paix, déclarons avec vigueur, en cette troisième année de la “ Décennie des Nations Unies pour la promotion d’une culture de la paix et de la non violence en faveur des enfants du monde ”, notre attachement, non seulement au maintien de la paix, mais surtout à la construction d’une paix voulue, où la rencontre de l’ “ Autre ” et le “ Dialogue entre les civilisations ” préservent le “ Passé ” pour construire un meilleur “ Avenir ”. Persuadés que le patrimoine culturel de l’humanité, notre héritage commun, et la diversité qui en témoignent, doivent permettre un dialogue facteur de réconciliation, nous affirmons que la couleur du multilinguisme est une musique humaine porteuse d’espoir, face au tonnerre inhumain des armes qui détruisent vies humaines et familles et bafouent ainsi les droits indissociables de chaque être humain, instaurant la misère où devrait régner la joie de vivre, que chacun est en droit d’espérer. Nous, représentants de dizaines de milliers de militants de tous âges, issus de nos 5000 Clubs répartis dans le monde, attachés aux idéaux de l’UNESCO, nous n’avons que la parole pour contribuer à “ élever les défenses de la paix dans l’esprit des hommes ” et nous ne pouvons nous taire face à la situation mondiale actuelle. Aussi, nous appelons solennellement chaque être humain à prendre conscience de ce que la destruction de l’“ Autre ” est notre propre destruction, la destruction d’une part de notre dignité humaine, tandis que la richesse, qu’offrent l’échange et l’esprit de bonne volonté, permet de venir à bout des situations les plus compromises et de préserver ainsi un avenir digne pour les générations futures.
 
Les membres du Conseil exécutif de la FMACU
 
12/03/2003  DEUXIEMES RENCONTRES EUROPEENNES ENTRE JUIFS ET CATHOLIQUES - Paris, le 12 mars 2003 - Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura a ouvert, le 10 mars, les Deuxièmes rencontres européennes entre Juifs et Catholiques. Ces rencontres sont le fruit d’une initiative conjointe du Congrès juif européen et du Congrès juif mondial, placée sous les auspices du Vatican avec la participation du Conseil des Rabbins d’Amérique du Nord et du Comité épiscopal des évêques de France pour les relations avec le judaïsme. Dans son discours, après avoir rappelé que, conformément à son Acte constitutif, l’UNESCO oeuvrait « à influencer les comportements et les mentalités, pour faire de la solidarité entre les peuples, leurs cultures et leurs spiritualités, le ciment d’une paix durable », le Directeur général a mis l’accent sur le rôle que joue le dialogue interculturel et inter religieux : « A l’heure où les contacts interculturels sont de plus en plus fréquents entre les sociétés et en leur sein, il est essentiel de faire du dialogue entre civilisations, cultures et traditions spirituelles l’axe principal des relations intercommunautaires et internationales. Faute de quoi nous risquons d’être les témoins de replis identitaires de tous ordres, dont nous savons combien ils sont dangereux » a-t-il déclaré. Koïchiro Matsuura a également insisté sur le rôle de l’éducation car « ce dialogue exige un apprentissage permanent ». Reconnaissant que « Il est difficile d’abandonner ses certitudes et de s’ouvrir à l’autre », le Directeur général a insisté sur la nécessité de proposer aux pays des outils pédagogiques appropriés pour combattre les ignorances et stéréotypes car « Les jeunes, auxquels nous devons léguer un héritage de paix et d’espoir, doivent être formés dans ce sens. L’éducation, par une initiation aux cultures, religions, modes de pensée et de vie de l’Autre, est donc au centre de ce dialogue, non seulement en Europe, mais partout dans le monde ». En conclusion, le Directeur général a invité les participants à ces rencontres à avoir « le courage d’agir et de faire en sorte que nos choix, dans leur diversité, élèvent dans l’esprit des hommes les défenses de la paix ».
 
Office of the Spokeswoman/La Porte Parole-Contact: m.de-pierrebourg@unesco.org
 
07/03/2003  LA MEDIATION ET LES JEUNES - Dans le cadre du cycle de conférences organisées par la Section d'éducation aux valeurs universelles (ED/PEQ/VAL) sur les méthodes de résolution non-violente de conflits, nous vous invitons à participer à la conférence, ouverte au personnel de l'UNESCO et au tout public : La médiation et les jeunes le 7 mars 2003 - 14h00-18h00 - salle XI Coordonnée conjointement avec l'UNESCO, le CIME (Communication et Médiation) et le CMFM (Centre de Médiation et de Formation à la Médiation), la conférence focalisera sur la médiation en tant que méthode non-violente de prévention et résolution des conflits en milieu formel ou non formel, à travers l'exemple des bonnes pratiques en France, en Italie et dans la région des Balkans.
 
Antonella Verdiani ED/PEQ/VAL, Tél. 0145681177
 
27/02/2003  “PROMOTING PEACE AND SECURITY THROUGH EDUCATION AND SCIENCE: ELEMENTS FOR A UN STRATEGY AGAINST TERRORISM” - On 26 February 2003, the Director-General of UNESCO, Mr. Koïchiro Matsuura, convened at the Organization’s Headquarters a meeting with the representatives of United Nations sister agencies to identify a common approach against terrorism by promoting peace and security through Education and Science. This meeting is meant as a response to two of the recommendations contained in the Report of the Secretary-General’s Policy Working Group on the United Nations and Terrorism, which was presented in August 2002 to the UN General Assembly and the Security Council by Kofi Annan. In his opening remarks Mr Koïchiro Matsuura encouraged the group to think in terms of concentrating on existing programmes and their efficiency rather than creating new programmes. Arguing that today’s problems are not a “clash of civilizations” but are more a result of a “clash of ignorance” the Director-General explained that “ignorance of each other’s way of life, values and heritage, the ignorance of the equal dignity of the human person in all cultures and civilizations, and the ignorance of the unity of humanity and of commonly shared values” was in fact the world’s greatest challenge in the decades ahead. Stating that peace and security should not be separated the Director-General recalled UNESCO’s General Conference Resolution on Terrorism reiterated the duty of the United Nations system to “address both sides of the terrorism question in terms of its political as well as criminal nature”. The participants agreed on the need to concentrate their existing programmes on three interlocking areas in the field of education. Aware of the challenge to devise ways of aiding national policy makers to introduce textbook adjustments they agreed to focus on developing national curricula frameworks with a human rights orientation, while addressing the implications of globalization and determining the role of education in life long learning efforts. In the field of science a strong emphasis was placed on the need for reinforcing ethical norms and creating codes of conduct for scientists based on common concerns and values, it was agreed to continue seeking opportunities to introduce the ethics of science into education curricula. The Director-General welcomed the results of the meeting’s deliberations and will share the outcomes with the Secretary-General and the members of the United Nations Chief Executive Board at an upcoming meeting hosted by UNESCO next April.
 
Director-General Spokesperson - m.de-pierrebourg@unesco.org
 
30/01/2003  « LES CIVILISATIONS DANS LE REGARD DE L’AUTRE » - Colloque international organisé par l’UNESCO et l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (Paris, le 30 janvier 2003) - Le second Colloque international "Les civilisations dans le regard de l’autre"[2] a réuni, à l’UNESCO le 30 janvier 2003, des universitaires et des intellectuels de différents continents afin de poursuivre la réflexion entamée en décembre 2001, lors d’un premier colloque organisé dans le cadre de l’Année des Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations. La promotion du dialogue entre les civilisations et les cultures est au cœur de la mission et des activités de l’UNESCO car l’analyse des interactions entre les cultures, en mettant en évidence leurs contributions et leurs emprunts, permet une meilleure compréhension des processus et à long terme est un facteur de tolérance. Le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, le Président de l’Ecole pratique des Hautes Etudes, M. Jean Baubérot, le Président de la Commission nationale française pour l’UNESCO, M. Jean Favier ont ouvert ce colloque organisé par l’UNESCO et et l’EPHE. S’adressant aux participants, le Directeur général de l’UNESCO, a notamment déclaré : « En effet, nous ne saurions ignorer le fait que de nouvelles lignes de fracture sont apparues et que des crispations et des polarisations sont perceptibles tant à l’échelon international que régional et local, qui sont une menace pour ce qui constitue le fondement même du dialogue entre cultures et civilisations. Il nous appartient de parer à ces menaces que certains effets négatifs de la mondialisation risquent d’accentuer. C’est pourquoi, nous devons veiller à inscrire durablement sur l’agenda international la protection de la diversité culturelle et la valorisation du patrimoine sous toutes ses formes, matérielle et immatérielle ». M. Matsuura a ensuite remis à M. Jean Baubérot la médaille Ghandi de l’UNESCO en témoignage de reconnaissance pour son action infatigable en faveur de la promotion du dialogue entre les civilisations et les religions. Après la conférence d’ouverture confiée à M. Felipe Fernadez Armesto intitulée « Une histoire abrégée de l’incompréhension », trois Tables rondes ont permis d’aborder les thèmes suivants : « Conflits ou dialogue entre les civilisations ? », « La dimension historique dans les débats actuels sur le dialogue entre les civilisations » et « Comment surmonter les résistances au dialogue entre les civilisations ? ». ( pour plus d'informations )
 
Flash Info n° 99
 
29/01/2003  M. TERJE ROED-LARSEN INVITE SPECIAL D'UNE REUNION D'INFORMATION DES DELEGUES PERMANENTS AUPRES DE L’UNESCO SUR LA SITUATION AU PROCHE-ORIENT - Le Directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura a invité M. Terje Roed-Larsen, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Proche-Orient à participer à une réunion d’information des Ambassadeurs, délégués permanents auprès de l’UNESCO sur le Proche-Orient. Au cours de cette rencontre, qui a eu lieu au Siège de l’Organisation, le mercredi 29 janvier 2003, M. Terje Roed-Larsen, après avoir décrit la situation sur le terrain, a fait une présentation détaillée des différentes initiatives de la communauté internationale en faveur du processus de paix au Proche-Orient visant à parvenir à la vision exprimée par la résolution 1397 du Conseil de sécurité des Nations Unies du 13 mars 2002 « d'une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte à l'intérieur de frontières reconnues et sûres ». Le Directeur général de l’UNESCO, après avoir salué les efforts et l’engagement personnel de M. Roed-Larsen, en faveur de la paix, a rappelé le cadre dans lequel s’exerçait l’action de l’UNESCO en faveur de la reconstruction et la réconciliation au Proche-Orient. Il a informé les Délégués permanents des résultats des différentes missions dépêchées, tant en Israël que dans les territoires palestiniens, et a fait part des autres activités importantes prévues. Voir ci-dessous, en fichier joint, le texte intégral de l’intervention du Directeur général devant les Délégués permanents. .
 
Flash Info n°98
 
08/01/2003  LE DIRECTEUR GENERAL DE L’UNESCO RAPPELLE L’IMPORTANCE DE LA COOPERATION UNIVERSITAIRE INTERNATIONALE - Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, à la suite de l’appel au boycott des universités israéliennes lancé par le conseil d’administration de l’Université Paris VI a déclaré : « Nous devons tout faire pour que les conditions du dialogue entre les différentes communautés scientifiques et universitaires internationales soient préservées car ce dialogue est parfois le dernier lien entre des peuples divisés par la guerre et la première étape vers la réconciliation ». « L’UNESCO a reçu pour mandat de faire de la « coopération dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture » le moyen privilégié pour « atteindre graduellement les buts de paix internationale et de prospérité commune de l’humanité[1] », c’est pourquoi j’invite la communauté universitaire à poursuivre, en tout lieu et en toute occasion, ses missions de coopération internationale car elles sont, au delà des échanges intellectuels, porteuses d’espoir de paix ». « Les lieux de savoir, écoles, universités, laboratoires, centres de recherche sont des lieux privilégiés pour la culture de la paix. Nous devons veiller à y maintenir l’esprit de tolérance et d’ouverture sans lesquels il ne saurait y avoir de dialogue fécond entre les différentes cultures, religions et civilisations. »
 
Cabinet du Directeur général- La Porte-parole
 
16/12/2002  PRESENTATION DU RAPPORT DU PANEL INTERNATIONAL SUR LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT - M. Boutros Boutros-Ghali, Président du Panel international sur la démocratie et le développement (PIDD) et M. Robert Badinter, membre du Panel, ont présenté au Directeur général de l’UNESCO, entouré des responsables des différents secteurs d’activité de l’Organisation, le rapport consacré à « L’interaction démocratie et développement », réalisé par un panel composé de 21 éminentes personnalités, hommes et femmes, responsables politiques, professeurs d’université, juristes, spécialistes du développement et des relations internationales, économiques ou sociales. Si l’UNESCO, comme l’a rappelé M. Koïchiro Matsuura, au fil des années, seule ou en partenariat, a participé à la réflexion sur la démocratie et le développement, une question toutefois n’a pas été approfondie : celle de la relation entre démocratie et développement. C’est la raison pour laquelle, pour aborder sur le fond cette problématique, un groupe de réflexion a été constitué en 1998 : « Le Panel international sur la démocratie et le développement », présidé par M. Boutros Boutros-Ghali, auteur de « l’Agenda pour la démocratisation », lorsqu’il exerçait les fonctions de Secrétaire général de l’ONU, professeur de droit international et de relations internationales, homme politique qui a exercé les plus hautes fonctions dans son pays et sur la scène internationale. Ce rapport, qui s’inscrit dans la continuité des deux précédents rapports préparés sous la présidence de M. Perez de Cuellar sur le thème Culture et développement et de M. Delors sur celui de l’ Education au 21e Siècle a pour objet, comme le Directeur général de l’UNESCO, le rappelle dans la préface de cet ouvrage, « de faire avancer la connaissance et la compréhension de ces phénomènes complexes » par la promotion de « stratégies susceptibles d’ancrer dans la durée un développement équitable et la prospérité commune de l’humanité ; et de favoriser l’épanouissement de sociétés où règnent l’harmonie sociale, la primauté du droit, le respect des droits de l’homme et une démocratie véritable ». Au cours de sa présentation, le Président Boutros Boutros-Ghali, a tout d’abord insisté sur le fait que « les concepts de démocratie et de développement sont longtemps restés, dans l’analyse, étrangers l’un à l’autre ». Tout en reconnaissant que « tout le monde s’accorde désormais pour admettre qu’il existe une relation étroite entre démocratie et développement », il a énuméré les questions qu’il convient de se poser : « Quelle est la nature de ces liens ? Comment s’articulent-ils ? Comment favoriser l’émergence d’un développement démocratique, sans lequel la démocratie resterait dépourvus de sens. » Concernant la relation démocratie-développement, les membres du panel ont tout d’abord cherché à « préciser le contenu de l’impératif démocratique, puis à définir le concept de développement pour enfin analyser l’interaction entre démocratie et développement ». Après avoir affirmé de façon claire qu’il ne saurait y avoir de développement sans démocratie, le panel s’est employé à préciser la relation qui existe entre ces deux notions et à « la situer dans son contexte international, c’est à dire par rapport à la mondialisation et aux organisations internationales ». La construction du développement démocratique doit également tenir compte de blocages qui freinent sa mise en œuvre et qui « existent tant à l’échelle nationale que mondiale », en temps de paix, mais aussi en période de pré-conflit ou en phase de reconstruction post-conflit. Au premier rang de ces blocages se trouve, « un des obstacles majeurs » celui « constitué par les graves inégalités en matière de répartition des revenus et des richesses ». Pour les auteurs du rapport, la démocratie se heurte, non seulement à ces obstacles d’ordre économique et social, mais également à toute une autre série de nature différente comme le fanatisme religieux, le racisme, la xénophobie, le repli identitaire favorisé par certains effets négatifs de la mondialisation, les discriminations sous toutes leurs formes. Le rapport présente également une analyse approfondie des relations qui unissent développement démocratique et justice. Les auteurs se sont par ailleurs penchés sur le fonctionnement de l’état, et les conséquences négatives d’une excessive concentration des pouvoirs et l’absence de contre pouvoirs d’origine parlementaire. Comme l’a rappelé M. Robert Badinter : « Sans droit, il n’y a ni démocratie, ni développement », c’est la raison pour laquelle il a insisté sur la nécessité de « favoriser l’émergence d’une culture juridique » qui, à côtés des textes juridiques fondamentaux, doit « permettre à la notion d’état de droit de pénétrer les esprits ». Après avoir dressé un constat détaillé, le panel a examiné les moyens susceptibles de surmonter ces différents obstacles. Ils ont placé l’éducation au premier rang de ces moyens. Le rôle essentiel que jouent la protection de la diversité culturelle tant à l’échelle nationale qu’internationale, la liberté d’expression, la justice équitable, la solidarité internationale, a également été souligné. M. Koïchiro Matsuura a assuré M. Boutros-Ghali que les recommandations contenues dans ce rapport seraient examinées en vue de leur mise en œuvre dans les programmes de l’UNESCO relatifs à la construction de la démocratie. Il a insisté sur « la proximité qui existe entre ces recommandations et les priorités inscrites dans la stratégie à moyen terme de l’Organisation, qu’il s’agisse de la primauté donnée à l’éducation et à la qualité de ses contenus, de la nécessaire promotion de la diversité culturelle, de la liberté d’expression ou des efforts entrepris pour faciliter l’accès aux nouvelles technologies et à la société de l’information ». Le directeur général a également fait part de son intention d’assurer une très large diffusion au document auprès des Etats Membres de l’UNESCO, des Commissions nationales, des partenaires traditionnels de l’Organisation. Il va également demander à M. Kofi Annan, Secrétaire général de l’ONU, de le diffuser aux agences du système en les invitant à mettre en œuvre les recommandations du présent rapport dans le cadre de leurs compétences respectives. Par ailleurs, les recommandations du Panel devront orienter l’activité de recherche du Centre international des sciences de l’homme (CISH) de Byblos (Liban) qui travaille autour de la relation entre la démocratie et la culture. Enfin, dans le cadre du suivi des travaux du Panel, à l’invitation du Directeur général de l’UNESCO, une conférence internationale, à laquelle M. Boutros Boutros-Ghali participera, se tiendra début février 2003. En étroite coopération avec le CISH, elle poursuivra la réflexion engagée dans le présent rapport et étudiera les nouveaux défis posés à la démocratie par la mondialisation notamment dans les domaines de la culture, de la pauvreté, du droit des femmes et de la liberté d’expression.
 
Flash Info n° 89
 
12/12/2002  MANUELS SCOLAIRES ET MATERIEL PEDAGOGIQUE - Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura a ouvert aujourd’hui au Siège de l’UNESCO, une réunion d’experts qui, pendant deux jours, travaillera sur le thème : « Manuels scolaires et matériels d’apprentissage : composantes d’une éducation de qualité au service de la paix, des droits de l’homme, de la compréhension mutuelle et du dialogue ». Il s’agit pour l’UNESCO de recueillir des avis spécialisés qui l’aident à déterminer sa stratégie pour les années à venir, eu égard en particulier à l’efficacité de son action destinée à promouvoir une éducation de qualité fondée sur des valeurs universelles. M. Koïchiro Matsuura a souligné que l’UNESCO se met elle-même en demeure de répondre à des demandes et à des situations nouvelles : « La peur, la suspicion, la haine, la colère et le ressentiment créent dans nos sociétés des situations explosives » (…) « exploitant nos différences, ils minent les sentiments d’appartenance commune et de solidarité que l’UNESCO et tout le système des Nations Unies s’emploient à affermir depuis cinquante ans » a-t-il déclaré. Le Directeur général a également rappelé que, dans la résolution contre le terrorisme qu’elle a adoptée il y a un an, à sa 31e session, la Conférence générale a insisté sur le rôle de l’éducation et des autres domaines de compétence de l’Organisation pour prévenir et éradiquer les actes de terrorisme. M. Matsuura a déclaré qu’en application de cette résolution, « l’UNESCO redouble d’efforts pour améliorer la connaissance et la compréhension que les peuples et les nations ont de leurs cultures respectives, afin notamment de mieux faire respecter et accepter la diversité culturelle ».Dans son approche de la révision des manuels scolaires et du matériel d’apprentissage, l’UNESCO doit tenir compte de ces préoccupations et de l’insécurité grandissante à travers le monde. Les recommandations du groupe d’experts seront répercutées à l’échelon régional et examinées au cours d’une